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© 2025 à 2042 Sébastien Gioria. Tous droits réservés.

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Les permissions d’un serveur MCP commencent petites, puis grandissent… et grandissent. Le scope creep est le moyen le plus discret pour un agent IA de se retrouver avec des droits administrateur qu’il n’aurait jamais dû avoir.

Partie de la série OWASP MCP Top 10


Description du risque

Je constate que les permissions dans les serveurs MCP sont presque toujours définies de manière loose au départ — “on verra plus tard” — puis s’élargissent progressivement à mesure que les fonctionnalités s’accumulent. Un attaquant exploitant une faible application des scopes peut effectuer des actions non prévues : modification de dépôts, contrôle système, exfiltration de données.

Le problème central, et je le martèle à chaque fois : les agents IA ne questionnent pas les permissions qui leur sont accordées. Si le scope dit qu’ils peuvent faire X, ils font X, sans état d’âme, même si X dépasse largement ce qui est nécessaire pour la tâche demandée.

Un agent MCP avec admin:org et delete_repo ne se dira jamais “tiens, c’est bizarre que j’aie ces droits pour une simple review de code”. Il exécutera ce qu’on lui demande, point.


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À retenir

À retenir 📌

  • ✓ Auditer les scopes au minimum chaque trimestre : comparer les scopes actuels aux besoins réels et révoquer tout excès
  • ✓ Séparer les rôles strictement : un agent de code-review n'a pas besoin de delete_repo
  • ✓ Tokens éphémères par session : pas de tokens persistants qui accumulent des droits au fil du temps