2 min de lecture
~3 minutes
Quatre articles cette semaine, et un même réflexe à perdre : croire que ce qui est légitime a été vérifié. Un log écrit par l’attaquant que l’agent SOC prend pour un ordre, une gateway IA traitée comme un simple proxy alors qu’elle tient toutes vos clés, un agent qui mène une intrusion sans qu’on sache qui répond, deux binaires piégés publiés avec des identités parfaitement valides.
Si un seul sujet doit retenir votre attention, c’est LiteLLM au catalogue KEV : un Bearer « x » ouvrait une session MCP, et c’est la troisième faille de cette gateway exploitée en 2026.
Poisoning the Watchtower : quand l’agent SOC prend vos logs pour des ordres

Un User-Agent, un nom d’utilisateur SSH raté, une requête DNS : l’attaquant écrit ces champs avant qu’ils n’arrivent dans votre SIEM. Le jour où un agent les lit pour « investiguer », ils deviennent des instructions. Quatre travaux publiés en 2026 mesurent cette injection, et aucun ne la juge réglée.
LiteLLM au KEV : votre gateway IA est un plan de contrôle, traitez-la comme votre IAM

La CVE-2026-59822 est entrée au catalogue KEV de la CISA le 2 septembre. Les gateways LLM et les serveurs MCP sont devenus aussi centraux que l’IAM cloud, sans avoir encaissé ses quinze ans d’incidents. Je reprends ce que j’importerais tout de suite de l’IAM.
Un agent a fauté ; qui répond ? La première notification à l’AEPD d’une violation menée par un agent IA

L’autorité espagnole de protection des données a reçu sa première notification d’une violation exécutée par un agent IA, de la reconnaissance à la modification de données personnelles. Le cas n’est pas vérifié, mais la question est la bonne : quand l’attaquant délègue à un agent, qui notifie, qui répond, et en combien de temps ?
OVHcloud CLI et LiteLLM : à deux jours d’écart, les mêmes contrôles absents

Le 19 octobre, cinq releases de la CLI OVHcloud sont remplacées par un binaire voleur de secrets. Le 21, LiteLLM publie une 1.107.0 piégée sur PyPI. Entrées différentes, même scénario : des identités légitimes, des droits légitimes, et aucun des contrôles dont je parle depuis des mois.
La semaine prochaine
Je regarde ce qui se passe quand un agent offensif sort d’une machine virtuelle QEMU/KVM, le standard OWASP pour contrôler les agents à l’exécution, et ce que 8 257 messages d’affiliés ransomware racontent d’une intrusion exécutée par l’agent et approuvée par l’humain.
Vous voulez former vos équipes à ces sujets (IA/agents, DevSecOps, AppSec, Kubernetes) ? Découvrez mes formations
Ce récap part chaque dimanche dans ma newsletter Substack : abonnez-vous pour le recevoir directement.
À la semaine prochaine, Sébastien
Articles lies
OVHcloud CLI et LiteLLM : à deux jours d'écart, les mêmes contrôles absents
Analyse comparée des compromissions OVHcloud CLI (19/10/2026) et LiteLLM 1.107.0 (21/10/2026) : chaîne d'attaque, contrôles SLSA, releases immuable...
28/10/2026Un agent a fauté ; qui répond ? La première notification à l'AEPD d'une violation menée par un agent IA
Analyse de la première notification reçue par l'AEPD d'une violation de données personnelles menée par un agent IA (billet du 14 septembre 2026) : ...
28/10/2026LiteLLM au KEV : votre gateway IA est un plan de contrôle, traitez-la comme votre IAM
Analyse de la CVE-2026-59822 (LiteLLM, contournement d'authentification sur l'endpoint MCP Streamable HTTP, CVSS 4.0 8.8, CISA KEV le 2 septembre 2...
27/10/2026Poisoning the Watchtower : quand l'agent SOC prend vos logs pour des ordres
Analyse de la log-substrate prompt injection contre les agents SOC : taxonomie de Poisoning the Watchtower (arXiv 2605.24421), résultats de LogInje...
26/10/2026SlugFest : un nom de repo n'est pas une identité, de npm à vos rôles IAM
Analyse de SlugFest (Bloom Security, 13 octobre 2026) : le Trusted Publishing npm liait un package au nom d'un repo GitHub et non à son identifiant...
23/10/2026