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En juillet, un attaquant isolé lançait Hermes en mode YOLO contre le ministère des Finances thaïlandais. Un mois plus tard, le même agent réapparaît, épaulé cette fois d’OpenClaw et d’un moteur de décision bayésien, pour mener une campagne coordonnée contre des systèmes gouvernementaux taïwanais. Entre les deux, l’opérateur humain a quasiment disparu du tableau.


Ce qui change par rapport au précédent

En juillet, un attaquant avait lancé Hermes en mode YOLO et l’avait laissé opérer seul contre un ministère. Déjà inhabituel : un humain qui délègue sa post-exploitation à un agent open source. Cette fois, l’opérateur va plus loin. Il assemble deux frameworks d’agents, Hermes et OpenClaw, et leur ajoute un moteur de décision bayésien capable de coordonner jusqu’à huit sous-agents en parallèle par vague d’attaque.

Les chercheurs ont mis la main sur l’infrastructure de l’attaquant : une archive de 160 Mo, 1 395 fichiers, qui documente pratiquement toute l’opération de l’intérieur. On y trouve douze vagues d’attaque étalées sur quatre jours début juillet, contre au moins 21 systèmes connectés, dont l’agence de sûreté nucléaire taïwanaise et plusieurs entreprises du secteur énergétique.

Note du PandaRedacteur : le fait que ce soit l’attaquant lui-même qui ait, sans le vouloir, exposé la télémétrie complète de sa propre campagne, c’est presque le seul point positif de cette histoire. Sans cette fuite, on parlerait probablement encore d’une “activité suspecte” vague dans un rapport trimestriel.

85 comptes gouvernementaux compromis, plus de 2 564 dossiers de personnel exfiltrés : le chiffre impressionne, mais ce n’est pas lui qui m’a arrêté en lisant le rapport. C’est la mécanique. Et c’est cette mécanique, avec le détail de la faille trouvée en autonomie par les agents, l’analyse complète de l’impact et ce que ça change pour votre détection, que je déroule dans la version longue.

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📚 Références


À retenir 📌

  • Hermes réapparaît un mois après l'incident thaïlandais, cette fois épaulé d'OpenClaw et d'un moteur de décision bayésien coordonnant jusqu'à 8 sous-agents en parallèle.
  • 12 vagues d'attaque en 4 jours contre 21 systèmes gouvernementaux taïwanais, dont l'agence de sûreté nucléaire.
  • 85 comptes compromis, 2 564 dossiers exfiltrés, une faille de signature découverte de manière autonome par les agents eux-mêmes.
  • Face à un blocage, le framework réassignait la recherche d'alternative à un autre agent : adaptation en boucle fermée, sans validation humaine.
  • Les garde-fous ont été contournés par un simple mensonge de contexte : l'opération était présentée aux agents comme un test d'intrusion autorisé.